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Assurance vie

Article publié le Jeudi 01 janvier 1970

L’assurance-vie est un contrat souscrit par une personne auprès d’un assureur. Ce dernier  verse une prime, une rente viagère ou un capital à une personne désignée par l’assuré au cas en cas de son décès.

Elle regroupe plusieurs acteur dont :

Le souscripteur : celui qui s’engage envers l’assureur par le paiement de la prime et la signature de la police d’assurance, et qui choisit les bénéficiaires de l’assurance en cas de décès de l’assuré
 L’assuré : celui dont la vie fait l’objet de l’assurance. Il a son mot à à dire sur les bénéficiaires, et remplit le questionnaire médical le cas échéant
 Le bénéficiaire : c’est celui à qui reviennent les fonds versés par l’assurance à la mort de l’assuré. C’est généralement le souscripteur, désigné directement ou indirectement. Le bénéficiaire peut toute fois être l’assuré lui même.

   L’assureur, l’organisme auprès duquel se contracte l’assurance

Cette assurance est une enveloppe juridique avec pour avantage, la fructification d’un capital donné tout en garantissant la protection familiale ou un objectif à long terme au souscriveur.  L’assurance-vie est aussi un placement financier dont il est possible soit à l’assuré durant sa vie, soit à ses bénéficiaires après sa mort de bénéficier à tout moment. Dans le cas où elle est utilisée comme réserve financière, l’assuré, qui est aussi le souscripteur bénéficie des capitaux ou de la rente viagère, s’il est en vie au terme du contrat. Elle reste un placement plébiscité par beaucoup parce qu’elle est:
•    Souple : il est possible d’y verser de l’argent, ou d’en retirer à loisir. Il est aussi possible à l’assuré de demander une avance sur son contrat, ce qui lui permettrait de disposer pendant une durée de 3 ans maximum d’un certain pourcentage des capitaux présents sur le contrat sans pour autant fermer son contrat
•    Avantageuse fiscalement : le pourcentage d’impôt sur les retraits 8 années après la contraction de l’assurance est de 7.5%, et il y a de fortes franchises sur la succession
•    Offrant un rendement adapté au risque pris :
  Sans risque : 3.5 à 4.5% à travers un placement dans fonds euro
    Avec risque : la possibilité de viser le même rendement que la bourse, soit 10% ou 20%, avec le risque de faire -10% en faisant un placement dans des actifs financiers  appelés « unités de compte » choisis par le souscripteur

  Mixte : la possibilité de répartir l’investissement sur le « sans risque » ou le « avec risque »
Il existe plusieurs types de contrats d’assurance-vie :
•    Les contrats en euros : ils ne disposent que d’un support, offrent un rendement minimal garanti, et participent aux bénéfices susceptibles d’améliorer chaque année ce rendement
•    Les contrats en unités de compte : ils offrent le choix entre quelques Sicav, le fonds commun de placement, et les parts de supports immobiliers
Souvent, pour éviter aux assurés de prendre des initiatives à contre courant de l’économie et des marchés financiers, les assureurs ont créé des profils de gestion pour éviter à leurs clients de piloter les contrats. Ces profils sont de trois sortes :
•    Les profils « prudent » ou « sécurité » qui sont majoritairement investis en produits de taux monétaire et en obligations
•    Les profils « équilibre » qui permettent la répartition entre les classes d’actifs monétaire, obligation et action
•    Les profils « dynamique » qui sont plus largement investis en actions

  Souscription du contrat d'assurance vie

Encore appelée « police », le contrat d’assurance-vie est un formulaire précisant tous les éléments importants du contrat : l’identité du souscripteur, celui de l’assuré, les frais prélevés par l’assureur… Un large choix est offert au souscripteur qui ne devrait donc pas se limiter à la comparaison du rendement des contrats en euros (sans risque), puisque la rentabilité globale du contrat dépend plus du rendement des fonds investis en unités de compte (avec risque). Plusieurs entreprises parmi lesquelles : les compagnies d’assurances, les banques, les courtiers, et les supermarchés, proposent leurs services en matières d’assurance. Ce contrat est effectif une fois que la première prime a été payée. Mais jusque là et 30 jours après, le souscripteur peut encore se rétracter, en en informant l’organisme par lettre commandée avec demande d’avis de réception. L’organisme assureur lui rembourse alors les sommes versées en l’espace de 30 jours après réception de la lettre. Dans tous les cas, deux critères importants motivent le choix du souscripteur :
•    Le type d’interface et de conseils offerts : pour celui qui cherche un interlocuteur dédié, quelqu’un avec qui correspondre par téléphone, internet ou face à face, le choix du degré de service et de conseils reste la meilleure option
•    Le type de contrat proposé : il faut faire attention à ces différents points :
    Les frais
    Les supports acceptés sur la partie unités de compte (au cas où l’on voudrait investir sur une sicav particulière, elle doit être éligible sur le contrat d’assurance)
   Le rendement et la régularité du fonds euro
Les versements effectués par l’assuré à l’assureur sont aussi appelés : primes ou cotisations, et peuvent se faire de trois manières différentes :
•    Les versements périodiques : ils peuvent être mensuels, trimestriels ou semestriels, et sont souvent de l’ordre de quelques  dizaines d’euros
•    Les versements uniques : ils sont constitués d’une importante somme payée en une fois
•    Les versements libres : ils dépendent des contrats, mais sont généralement de quelques milliers d’euros
D’autres frais sont versés à l’assureur en même temps que les primes ou autres :
•    Les frais d’entrée : ils varient de 2 à 5% du montant des sommes versées, et sont ajoutés aux frais fixes forfaitaires qui vont rarement au-delà de 30 euros
•    Les frais de gestion : ils sont prélevés annuellement sur l’ensemble de l’épargne et varient entre 0,50 et 1%, même si les contrats offrant des options  de gestion sophistiquées peuvent de manière exceptionnelle dépasser ce montant.
•    Les frais d’arbitrage : ils sont calculés en taux, soit forfaitaire et ne sont prélevés que si l’assuré change de fonds de support financier.
•    Les frais de garantie : ils sont payés pour assurer aux bénéficiaires désignés la réception de ce que l’assuré aura investi moyennant le paiement d’une garantie et ce, dans tous les cas.

    Les bénéficiaires de l'assurance vie

A la souscription du contrat d’assurance, le souscripteur doit désigner un ou des bénéficiaires à qui l’assureur verse les capitaux en cas de décès de l’assuré. Le souscripteur peut toutefois changer ses bénéficiaires, mais ce sont généralement : son conjoint, ses enfants… Le coût de l’assurance varie suivant les marchés financiers : s’ils sont haussiers, les supports choisis par l’assuré prendront de la valeur et il n’aura plus à protéger ses arrières en payant une garantie ; s’ils sont volatils par contre les supports qui sont garantis par l’assuré baissent et entrainent la mise en jeu de la garantie, ce qui permettrait de maintenir leurs cours. L’assuré dispose de plusieurs sortes de garanties ; elle peut être :

•    Plancher : garantie du montant investi par l’assuré

•    Plancher majoré : garantie précédente majorée tous les ans d’un pourcentage déterminé
•    Vie universelle : son coût est calculé en fonction de la valeur de l’épargne disponible sur le contrat, et la prime à payer est variable. L’assureur vérifie  chaque semaine si la valeur atteinte par le contrat est égale au capital garanti, auquel cas aucune cotisation d’assurance n’est prélevée. Dans le cas contraire, aucune cotisation d’assurance n’est prélevée.

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